Body House — Observatoire
Ce que l'on sait, et ce que l'on croit encore savoir
OBSERVATOIRE
du plaisir
La sexualité féminine reste largement méconnue, freinée par des décennies de silence et d’idées reçues. Cet Observatoire réunit ce que l’histoire et les études nous apprennent sur le sujet, pour avancer vers une vie intime plus libre et plus informée.
01 — Notre histoire
une redécouverte récente
Entre 1930 et 1960, le clitoris disparaît progressivement des dictionnaires et des manuels d’anatomie. Une grande partie des femmes grandit alors sans repère clair sur son propre corps, dans une société qui a préféré taire le sujet plutôt que l’expliquer.
Il faudra attendre les années 2010 pour que les manuels scolaires français rétablissent une anatomie complète et exacte, un rattrapage tardif sur une omission de plusieurs décennies.
Chez Body House, nous pensons que mieux connaître son corps est la première étape vers une sexualité plus épanouie. C’est toute la raison d’être de cet Observatoire.
02 — Les idées reçues
Ce qu'on entend encore trop souvent
Idée reçue N°01
"Le désir féminin excessif, c'est de la nymphomanie."
→ Cette dénomination a traversé les époques pour qualifier négativement les femmes qui affirment leur appétit sexuel. Elles avaient forcément une “pathologie” si elles ressentaient du désir. Le terme nymphomane n’a plus aucune valeur médicale de nos jours. On lui préfère “dépendance sexuelle” qui touche les deux sexes sans distinction.
Idée reçue N°02
"Après la ménopause, le désir s'arrête."
→ Le désir n’a pas d’âge, la vie sexuelle continue après la ménopause. Les dérèglements hormonaux sont bien présents mais on peut tout de même avoir des effets positifs. La fin de la peur de tomber enceinte invite à lâcher prise. La femme a souvent une parfaite connaissance de son corps et du plaisir sexuel. La libido peut même se raviver.
Idée reçue N°03
"La première fois fait forcément mal."
→ La virginité est couramment restreinte à l’hymen qui se retrouve percé et va saigner. Grave erreur ! Certaines femmes sont même dépourvues d’hymen. En vérité, si elle est souvent douloureuse, c’est en parti à cause de l’appréhension et de l’angoisse par manque d’expérience. Qu’on empire avec ce mythe !
Idée reçue N°04
"Pendant les règles, le désir disparaît."
→ Le sang des règles, c’est sale. Le sexe pendant les règles, ce n’est pas propre. Au moment des menstruations, les femmes sont impures. Des fausses idées qui font de nos innocentes tâches rouges des coupables qui doivent honteusement se cacher. On peut continuer les rapports sexuels pendant cette période et même prendre plus de plaisir.
Idée reçue N°05
"L’horloge biologique, c'est uniquement une affaire de femmes !"
→ Les hommes n’ont pas été concernés pendant longtemps. Pourtant, une étude scientifique récente de la Harvard Medical School a prouvé via les FIV que les hommes à partir de la quarantaine perdent déjà près de 30% de leur fertilité.
03 — Les chiffres clés
Ce que disent les études
Fiche n°1
des Françaises ont déjà utilisé un accessoire sexuel avec un partenaire, contre 6% en 1996.
Une pratique corrélée positivement à une vie sexuelle plus intense et plus orgasmique
Fiche n°2
des Françaises déclarent avoir déjà pratiqué le squirting.
29% chez les 20-29 ans, et 43% chez les femmes homosexuelles contre 19% chez les hétérosexuelles.
Fiche n°3
des femmes atteignent l’orgasme à chaque rapport ou presque, contre 67 % des hommes
L’écart se creuse encore chez les moins de 35 ans.
Fiche n°4
des Françaises admettent s’ennuyer lors de leurs ébats, contre 36% il y a trente ans (1996).
Les femmes qui s’ennuient régulièrement au lit (29%) sont deux fois plus nombreuses que les hommes (16%)
Fiche n°5
des femmes de 18 à 69 ans déclarent avoir déjà pratiqué la masturbation.
Fiche n°6
des femmes n’ont jamais vu leur clitoris et 20% ne savent pas où il se trouve exactement
Fiche n°7
partenaires en moyenne au cours de la vie pour les femmes, contre 16,4 pour les hommes
Fiche n°8
des femmes ont déjà expérimenté la pénétration anale (réalisée ou reçue) au cours de leur vie contre 23,4% en 1992 et 35,2% en 2006, une pratique intégrée plus tardivement dans le répertoire sexuel que les autres.
Source : Enquête CSF, Inserm/Ined/Santé publique France, 2023
Fiche n°9
des femmes ont déjà eu des rapports sexuels pour faire plaisir à leur partenaire, sans en avoir vraiment envie.
Chiffre en baisse par rapport à 2006 (50,9%), signe d’une autonomie sexuelle féminine croissante
Il est temps de prendre la vague du plaisir…
Maintenant qu’on a retrouvé le clito, chez Body House, nous sommes là pour vous aider à mieux l’apprivoiser !
Plus d’excuses pour ne pas prendre la vague de plaisir qui vous attend avec cet organe magique ! Vos petits doigts, une langue habile, un sextoy… peu importe la manière de vous faire du bien !
Le clito est au service de votre plaisir, autant en profiter.
UN COUP DE POUCE ?
Notre sélection orgasmique
Bodyhouse, Be Happy, Womanizer, Lelo, We Vibe, Love to Love... à chaque désir son envie !
Ce qu'on nous demande le plus souvent
D'où viennent les chiffres de ce dossier ?
Nous nous appuyons sur des enquêtes publiques (Inserm, Ined, Santé publique France) et des études d'instituts reconnus (Ifop). Chaque chiffre est accompagné de sa source et de sa date, pour que vous puissiez consulter l'étude complète si vous le souhaitez.
Pourquoi certains chiffres varient-ils d'une étude à l'autre ?
Deux enquêtes sur un même sujet ne posent pas toujours exactement la même question, sur le même échantillon, à la même période.
Le clitoris a-t-il vraiment été absent des manuels scolaires pendant des décennies ?
Oui : entre les années 1930 et le milieu des années 2010, l'anatomie du clitoris a largement disparu des dictionnaires médicaux et des manuels scolaires français, avant d'y être réintégrée avec précision.
Comment agir concrètement, au quotidien ?
En s'informant, en osant en parler et, simplement, en apprenant à mieux se connaître. Nos articles approfondissent chacun de ces sujets, un par un.
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Une sexualité épanouie passe par la connaissance de son corps et de celui de son partenaire, par la découverte de ses sensation ou encore par la connaissances des pratiques et des accessoires adéquats…
Alors prêt.e ?