Femme fontaine et squirt : ce qu’il faut savoir

La femme fontaine, le squirt, l’éjaculation féminine… Ces termes sont souvent utilisés comme des synonymes, parfois fantasmés, souvent mal compris. Entre idées reçues, discours contradictoires et manque d’informations claires, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.

Dans cet article, on fait le point de façon simple, factuelle et décomplexée pour comprendre ce que recouvrent réellement ces phénomènes, ce que dit la science aujourd’hui, et pourquoi toutes les expériences sont légitimes.

FONTAINE
SQUIRT
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La perception et la considération de la femme fontaine au fil de l’Histoire

Au cours de l’Histoire la femme a souvent été mystifiée, ce qui a provoqué une fascination sans égal à son encontre dans de nombreuses civilisations. 

Tout ce qui est rare fascine et déchaîne parfois les passions. C’est pourquoi la femme fontaine, en fonction des cultures, peut être honorée ou au contraire rejetée.

À une époque lointaine le désir féminin faisait peur.

La simple idée qu’une femme pouvait éprouver un plaisir si intense qu’elle en jouissait était considérée comme malsaine. Mais cette vision n’a pourtant pas été partagée de tous, et au IVe Siècle avant J.-C. Hippocrate en déduisit que le liquide sécrété par une femme pouvait avoir un pouvoir de procréation équivalent à celui du sperme de l’homme.

Si nous nous attardons donc sur différents pays et civilisations, nous constatons qu’au Rwanda les femmes fontaines ont longtemps été considérées comme des déesses « Kunyaza », et leurs sécrétions vaginales étaient considérées comme sacrées.

En Inde, le liquide libéré par les femmes fontaines est appelé « nectar de lotus », ou « nectar des dieux ». Il était même fut un temps recommandé de le consommer, pour ses pouvoirs nutritifs et sa forte teneur en vitamines et en sels minéraux.

En 2007, tout bascula et l’on reconnut enfin que le phénomène de femme fontaine n’était pas dû à une pathologie ou une maladie particulière, mais simplement au plaisir absolu et assumé. 

En France en revanche, ce n’est qu’à partir de la moitié de XXe siècle que le sexe est considéré comme « récréatif », et que les médecins ont commencé à s’interroger sur le sujet de la femme fontaine.

Tout d’abord, qu’est-ce que vraiment une femme fontaine ?

D’un point de vue scientifique, la femme fontaine représente un plaisir intense ressenti lors d’une stimulation sexuelle.

Au sens littéral du terme, c’est quand une femme jouit et peut sécréter alors jusqu’à 300 ml (30 cl) d’un liquide, dont la composition était encore inconnue jusqu’en 2015.

Aujourd’hui, nous savons que ce liquide est en partie associé à l’urine, avec laquelle il a des composants en commun. Le liquide est indolore pour la femme, totalement incolore également et ressemble à de l’eau, et surtout ne vous inquiétez pas : il ne tache pas les draps.

Il s’agit d’un mélange provenant de plusieurs organes : nous allons retrouver une partie infime d’urine, produite par les reins puis libérée via l’urètre, et une partie de l’éjaculat féminin qui est produit par les glandes de Skene.

Le saviez-vous ? Pendant de nombreuses années, aux États-Unis d’Amérique, des femmes se faisaient opérer pour incontinence urinaire, car pendant l’orgasme elles se laissaient aller au plaisir. Elles n’étaient, en réalité, ni plus ni moins que des femmes fontaines.

Femme Fontaine = Éjaculation féminine ?

Les progrès de la science, et l’intérêt croissant de la médecine pour le plaisir féminin en général et le sujet de la femme fontaine en particulier, ont permis de lever en partie le voile sur ce curieux phénomène.

Glandes de Skene

Dans l’ensemble des cas, il s’agit bien d’un liquide qui est généré par un ensemble de glandes, appelées comme expliqué plus haut les glandes de Skene. Mais physiologiquement parlant, ces glandes ne pèsent que 3 à 5 grammes et ne peuvent expulser que quelques millilitres de liquide, tout au plus.

La vessie

En 2015, le Dr. Samuel SALAMA effectue une étude sur 7 femmes fontaines, et en déduit que le liquide peut également provenir de la vessie chez certaines femmes. Il remarque alors qu’il existe un lien entre l’orgasme et la quantité de liquide présent dans la vessie.

Pression sanguine​

Ainsi Mesdames, quand vous ressentez une grande excitation, votre vessie se remplit très rapidement avant d’évacuer son contenu lors de l’orgasme. C’est l’augmentation de la vitesse de circulation du sang dans l’organisme qui est la cause de cette sécrétion, augmentation elle-même causée par l’excitation et l’effort durant l’acte. Le cercle vertueux se dessine.

Et vous, êtes-vous une femme fontaine ?​

Il existe deux donc types de femmes fontaines :

  • Celles qui passent uniquement par leurs glandes de Skene, et vont avoir un orgasme moins intense en termes de quantité de liquide (ce dernier étant également plus laiteux et épais).
  •  Et toutes les autres ! Oui, toutes les femmes qui se laissent aller au plaisir intense peuvent devenir des femmes fontaines. C’est en partie dû au fait qu’il s’agit d’un mécanisme physiologique, et qu’une fois que l’on y arrive cela peut être plus facile de recommencer.

 

Mais aujourd’hui, moins d’un tiers des femmes l’ont déjà expérimenté par peur d’être stigmatisées, c’est pourquoi peu de monde en parle, par crainte du jugement.

Mesdames, la médecine a évolué et vous donne le droit de savoir que c’est un phénomène normal, et bon pour vous !

L’éducation sexuelle est un blanc constant, et le phénomène de femme fontaine nous le rappelle un peu plus chaque jour. N’oubliez pas de communiquer, c’est le plus important, car la réaction de votre partenaire masculin ou féminin va être déterminante dans le fait de vous accepter. Vous allez également peut-être avoir des inquiétudes, liées aux interdits et aux tabous qui ont trop souvent entouré la question du plaisir féminin.

Comme nous avons pu le voir, le phénomène de femme fontaine fait souvent référence à une hypersexualité bestiale, qui va être soudaine et incontrôlable. Certaines femmes en viennent donc à s’empêcher de vivre l’instant, l’orgasme, en contractant leur périnée pour empêcher le jaillissement de se produire.

Ces craintes font entièrement partie de la vie et de l’expérience, mais aujourd’hui grâce à notre article, nous espérons que vous oserez franchir le pas.

Car c’est en s’ouvrant, et en parlant, que nous réussirons à faire bouger les choses.

Nos conseils de femmes fontaines

Pour toutes celles qui ont envie de vivre cette expérience, nous avons quelques petits conseils à vous donner.

1. Les positions :

Oui vous pouvez favoriser ce phénomène en vous essayant à de nouvelles positions : 

  • Sur le dos avec bassin surélevé
  • Cowgirl inversé
  • Accroupie ou « squatting »

 

2. Détendez-vous :

Oui, on ne vous le dit probablement jamais assez, mais il faut vous détendre et profiter du moment présent ! Il est important de lâcher prise et d’accepter son plaisir. Laissez derrière vous les craintes et les tracas du quotidien, et abandonnez-vous aux plaisirs du corps, et des sens.
Concentrez-vous sur l’instant, ne pensez plus à rien, respirez un grand coup… et faites-vous du bien.

3. Les accessoires 

Pour vous aider à expérimenter le plaisir, vous pouvez utiliser des sextoys, le but est de vous abandonner au désir.

Une femme fontaine est une personne de sexe féminin capable d’expulser un liquide en quantité plus ou moins importante lors d’une stimulation sexuelle, généralement liée à la stimulation du point G.

Les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes.

Cependant, certaines distinctions existent :

  • Squirting : expulsion de liquide en jet, parfois abondant

  • Femme fontaine : capacité à produire ce phénomène, de manière occasionnelle ou régulière

Oui, potentiellement.

Mais cela dépend de plusieurs facteurs :

  • la connaissance de son corps

  • la stimulation adaptée

  • le lâcher-prise

Certaines y arrivent facilement, d’autres jamais — et c’est totalement normal.

Le liquide provient principalement de la vessie, avec une composition proche de l’urine, mais diluée et différente lors de l’excitation sexuelle.

Non, même si la sensation peut y ressembler.

Le mécanisme est différent et lié à l’excitation. La sensation d’envie d’uriner est fréquente et normale avant un squirting.

Il n’existe pas de méthode garantie, mais certaines clés aident :

  • stimuler le point G (avec pression et rythme)

  • se détendre complètement

  • accepter les sensations, même surprenantes

Le mental joue un rôle aussi important que le physique.

Oui, tout à fait.

Avec les doigts ou un sextoy adapté, il est possible d’explorer et de déclencher un squirting en solo.

Non, il n’y a aucun danger connu.

C’est une réponse naturelle du corps, sans risque pour la santé.

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